Introduction

Portée sur le devant de la scène par la révision de la loi sur l’aménagement du territoire (votation fédérale du 3 mars 2013), la densification constitue depuis plusieurs années l’un des objectifs fondamentaux des politiques de développement.

Inscrite sous la forme d’un principe constitutionnel depuis 1969, la densification a progressivement trouvé une formulation plus concrète dans les nombreuses lois et procédures régissant le développement territorial. Constituant l’un des piliers de la politique fédérale sur les agglomérations, elle a servi de postulat de base à la réflexion entamée dans le cadre du projet d’agglomération Lausanne-Morges (PALM) dont Région Morges est l’un des organes de mise en œuvre.

Mais, malgré son acceptation par le peuple suisse au nom de la protection du paysage, la densification est difficilement acceptée par la population. Diminution de la qualité de vie, «remplissage» des dernières zones de verdure disponibles, augmentation des nuisances, spoliation des terres par de riches spéculateurs étrangers, ou encore abandon du rêve de la villa individuelle à la campagne, le «développement vers l’intérieur» prôné par la Confédération et par les professionnels de l’aménagement se heurte à une réticence populaire tenace.

Heureusement, cette vision de la densification, davantage alimentée par la peur et par la méconnaissance que par des faits concrets, ne correspond pas à la réalité. Au contraire, loin de péjorer la situation, la densification permet généralement une amélioration des aménagements et du cadre de vie.

Au travers d’une série d’exemples et d’arguments étayés, Région Morges compte démontrer que la densification constitue non seulement une nécessité mais également une opportunité.



Imaginez si la région morgienne s'était construite autrement...

Que serait devenue la région morgienne si…

Le paysage actuel de la région morgienne est le fruit d’un processus historique. On peut donc se demander comment ce paysage aurait évolué si nous avions fait d’autres choix…