Au-delà des structures ligneuses, la présence de plantes herbacées d’origine locale constitue le socle de la chaîne alimentaire dans nos jardins. Ces végétaux ont coévolué avec les insectes de notre région durant des millénaires, développant des interactions d’une précision fascinante. Choisir des espèces indigènes, c’est garantir que les pollinisateurs trouveront un nectar de qualité et que les chenilles de nos papillons pourront accomplir leur cycle complet.
L’introduction de fleurs sauvages dans les massifs ou les zones de prairie permet de pallier la raréfaction des milieux naturels environnants. En offrant une floraison échelonnée, le jardinier devient un acteur de la résilience climatique : il assure une source de nourriture constante, même lors des périodes de fortes chaleurs où les ressources sauvages s’amenuisent. C’est un engagement concret pour maintenir la vie là où l’urbanisation est la plus dense.
Enfin, intégrer ces plantes dans son environnement quotidien est une invitation à l’observation et à l’émerveillement. Voir revenir une espèce rare d’abeille solitaire ou observer la métamorphose d’un insecte sur une tige indigène est la plus belle des récompenses. C’est cette reconnexion sensible avec le vivant que nous souhaitons encourager à travers notre action annuelle, pour que chaque jardin devienne une promesse d’avenir pour la flore de notre région.
Comme chaque année, les communes de la région morgienne vous soutiennent dans ce coup de pouce à la biodiversité en offrant à tout nouvel adhérent à la Charte des Jardins deux plantes à choix parmi les espèces ci-dessous :








